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Exemple de coaching professionnel 2 : Relations familiales au travail

Dans cet exemple de coaching professionnel proposé à titre d’illustration, les personnes et contextes ont été modifiés afin de garantir la confidentialité. Si vous reconnaissez une situation identique dans le vécu de vos connaissances, c’est fortuit. Les mécanismes de résolution reflètent toutefois ce qui a eu lieu.

La professionnelle qui préserve son épanouissement au travail en collaboration avec son ex-belle-famille

Voici un travail effectué sur 5 séances avec une cliente.

Cette cliente vient me voir car son mari a dernièrement demandé le divorce, ce qui la rend très malheureuse. De plus elle travaille avec sa belle-sœur, c’est d’ailleurs ainsi qu’elle a rencontré son mari. Depuis la demande de divorce, aller au travail est éprouvant, et elle est hargneuse avec sa belle-sœur, ce qui risque d’impacter la qualité du travail.

Je lui fais préciser ce qu’elle souhaite obtenir avec le coaching. Elle voudrait que son mari revienne, et comprend facilement que ça ne peut être un objectif de coaching puisqu’il ne dépend pas que d’elle. Nous explorons toutefois ce qui serait différent au travail si son mari revenait, et elle comprend qu’elle resterait gênée vis-à-vis de sa belle-sœur. Elle décide que son objectif est de retrouver le plaisir et la performance au travail.

Nous explorons son rapport à son travail avant qu’elle ne rencontre son mari, et pendant qu’elle était avec lui. Cela lui rappelle qu’il fût un temps où elle aimait être au travail alors que sa collègue n’était pas sa belle-sœur mais une personne avec qui elle s’entendait bien.

Nous explorons le mécanisme cognitif qui l’amène à être hargneuse avec sa belle-sœur. Plusieurs choses sont entremêlées :

  • Elle verbalise son discours intérieur sur elle-même : « je ne suis pas une personne aimable ».
  • A la question : « quelle est l’intention quand vous êtes hargneuse avec elle ? », elle émet l’hypothèse qu’être hargneuse avec sa belle-sœur sert à montrer à son mari qu’elle souffre*.
  • En même temps, cette colère qui alimente la hargne s’adresse plutôt à elle-même.
  • Et puis elle comprend qu’elle est jalouse de sa belle-sœur, qui aura une relation privilégiée avec lui à vie, dont il ne pourra divorcer.

(*) elle décide de ne pas explorer en séance son intention quand elle cherche à montrer à son mari qu’elle souffre, mais la question est semée et fera son chemin également.

Différents changements d’interprétation sont effectués, parmi lesquels :

  • S’il n’a pas choisi sa propre sœur, il l’a choisie elle pour autant d’années. Cela permet de remonter l’estime de soi.
  • La colère contre elle-même est désamorcée.
  • Le comportement qui consiste à être hargneuse avec sa belle-sœur ne permet pas d’obtenir l’intention. Elle peut donc faire différemment.
  • La jalousie est explorée comme une association de peur et d’envie. Elle verbalise donc ses peurs, et précise ses envies. Elle se recentre sur ce qu’elle apprécie chez sa belle-sœur.

Lors d’une constellation systémique individuelle, elle se met à la place de sa belle-sœur, envisage les difficultés pour elle aussi, et trouve une possibilité de bienveillance de sa part vis-à-vis d’elle.

Une autre constellation permet de dissocier la partie d’elle qui souffre de la partie d’elle qui prend les commandes.

Enfin nous préparons la discussion qu’elle prévoit d’avoir avec sa belle-sœur. Elle explicite ce qu’elle souhaite en obtenir à minima pour son objectif de coaching, et dans l’idéal. Nous explorons les scénarios possibles.

Finalement la discussion n’aura jamais lieu dans un mode formel, car son changement d’attitude naturel au fil des séances, a fait que la belle-sœur est d’elle-même venue lui parler pour rétablir des relations plus profitables. Ma cliente a été en mesure de communiquer correctement ce qu’elle souhaitait partager et proposer, et aussi d’écouter.

Finalement, le coaching lui a permis de conserver une vie professionnelle épanouissante alors que sa vie personnelle était en crise. Le travail a également permis d’apaiser les réactions émotionnelles liées à la rupture et à l’interprétation d’échec, même si la souffrance était toujours présente.

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